NEW YORK, USA, le 18 Juillet 2022 -/African Media Agency(AMA)/-Les jeunes doivent être reconnus dans le monde entier comme des « moteurs du changement » et doivent « pleinement participer aux décisions qui déterminent leur avenir », a déclaré vendredi le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à l’occasion de la Journée mondiale des compétences des jeunes. 

Du changement climatique aux conflits en passant par la pauvreté persistante, les jeunes sont « démesurément touchés par des crises mondiales imbriquées », a souligné son Envoyée pour la jeunesse, Jayathma Wickramanayake, qui s’exprimait au nom du chef de l’ONU lors d’un événement à New York. 

« Aujourd’hui, nous soulignons l’importance de transformer les compétences des jeunes pour l’avenir du travail », a-t-elle déclaré. 

La pandémie de COVID-19 a exacerbé les fragilités, laissant aujourd’hui 24 millions de jeunes déscolarisés, et a accéléré la transformation du marché du travail, « accentuant l’incertitude et élargissant la fracture numérique ». 

Garantir le droits des jeunes à la formation

« Il nous faut garantir le droit des jeunes à une éducation, à une formation et à un apprentissage en continu efficaces et inclusifs et donc étoffer leurs compétences, tout en investissant dans l’enseignement technique et la formation professionnelle, la connectivité à haut débit et les compétences numériques », poursuit le message du Secrétaire général. 

À cette fin, des dirigeants politiques de haut niveau, des jeunes et d’autres acteurs de l’éducation se réuniront en septembre lors d’un Sommet sur la transformation de l’éducation au siège des Nations Unies à New York. 

Le chef de l’ONU exhorte chacun à agir « pour prioriser le développement des compétences des jeunes, au Sommet et au-delà ». « Ensemble, construisons une main-d’œuvre plus juste et plus prospère, sauvons les Objectifs de développement durable et ne laissons personne de côté », conclut son message. 

Aider les jeunes à acquérir des compétences

Le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Abdulla Shahid, a noté, pour sa part, dans un discours vidéo, que des millions de jeunes actuellement, en particulier les plus vulnérables et les plus marginalisés – comme les jeunes femmes et les filles – continuent de subir le poids des bouleversements sociaux, politiques, économiques et culturels. 

Rappelant que ces défis « éliminent des emplois et des opportunités, réduisent l’accès à l’éducation et entravent la reconversion et le perfectionnement des jeunes femmes et jeunes hommes », il a estimé qu’il fallait « faire plus ». 

Selon lui, il faut aider les jeunes à acquérir des compétences. « Explorons comment augmenter les opportunités d’emploi des jeunes tout en réduisant durablement le nombre de jeunes sans instruction et sans formation… [et] agissons collectivement pour assurer un avenir inclusif et meilleur dirigé par des jeunes compétents, éduqués et bien formés, tout en ne laissant personne derrière », a-t-il dit. 

Favoriser les compétences numériques

S’exprimant par vidéoconférence depuis Genève, Martha Newton, Directrice générale adjointe pour les politiques à l’Organisation internationale du Travail (OIT), a souligné l’importance de favoriser les compétences numériques pour répondre à l’ampleur des besoins actuels non satisfaits du marché du travail. 

Pour aider les jeunes à « s’adapter rapidement » à ces « demandes en évolution rapide », elle a plaidé pour des apprentissages et des stages de qualité qui les doteraient de « compétences pour la vie ». 

Selon elle, investir dans un monde où le travail décent est la réalité de chaque jeune nécessite d’intensifier les actions en faveur de l’emploi des jeunes tout en protégeant leurs droits. 

S’exprimant au nom d’Audrey Azoulay, Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Maki Katsuno-Hayashikawa, Directrice de la Division de l’appui et de la coordination de l’éducation 2030, a souligné que les compétences pour l’avenir du travail doivent être identifiées pour autonomiser la jeunesse d’aujourd’hui. 

Elle a cité l’innovation dans l’entrepreneuriat, la promotion des parcours flexibles pour favoriser l’apprentissage tout au long de la vie, le comblement du fossé numérique, et la promotion de ressources éducatives à disposition de tous. 

« Il faut encourager les jeunes à se considérer comme des agents du changement et à comprendre la complexité du développement durable », a déclaré la responsable l’UNESCO. 

Lors du Sommet sur l’éducation, « nous devons tout faire » pour permettre aux jeunes de développer des compétences pour l’avenir et leur donner « une place centrale » à la table de décision, a-t-elle ajouté. 

Distribué par  African Media Agency (AMA) pour Onu Info.

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